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Oscars et Césars : les caméras utilisées.

oscarscesars2015

Les Oscars c’est ce week-end! Et depuis quelques années, le jeu est de répertorier les types de caméras utilisées pour les films nommés. Une manière plus ou moins légitime de se faire une idée des moyens utilisés dans les hautes sphères du succès…

Et comme il n’y a pas que les Américains qui comptent, j’ai essayé d’aller voir un peu ce qui se tramait du côté des Césars… On débriefe.

Dans les deux cas, je me suis concentré sur les catégories Meilleur film et Meilleure Photographie. J’aurais aimé me pencher d’avantager sur les courts métrages et et les documentaires. Mais la recherche des infos techniques s’est révélée vite longue et fastidieuse. Donc si vous avez des infos à m’envoyer, ça m’intéresse grandement ! Cela pourrait être l’occasion de compléter par un deuxième article.

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Alors que l’année dernière nous retrouvions quelques C300, C500, GoPro et Phantom Flex, cette année le choix est beaucoup moins éclectique.  Que ce soit du côté américain ou du côté français, la prédominance cette année est sans concession ! ARRI fait simplement le carton plein. Caméras Pellicule ou Numérique, elles sont partout. RED qui était déjà absente l’année dernière est, cette année encore, portée disparue. Canon fait deux apparitions timides avec une C500 et un 7D moddé en monture PL. La seule apparition de SONY est du côté français avec une F65 qui trouve encore sa place sur les tournages à haut budget en France.

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Côté logiciels de montage, aucune concession non plus ; les nommés pour la catégorie du meilleur montage ont tous monté sous le logiciel Media Composer d’Avid. BoyHood, dont le cas particulier a été d’avoir été filmé sur 12 années, a commencé sa post-production sur Final Cut Pro 7, mais a migré sur Media Composer, plus adapté selon Sandra Adair à un workflow de longue durée. L’écosystème Avid étant à peu de choses près le même depuis sa création, il n’a pas connu les bouleversements drastiques de Final Cut ou de Première, dont la compatibilité n’a pas été assurée entre toutes les versions. Une solution donc plus que cohérente lorsque l’on entame des projets de longue durée ou l’assurance d’une compatibilité à long terme est une nécessité.

Bon c’est beau tout ça, mais est-ce révélateur de quoique ce soit? D’un nivellement général des images ou d’un ralentissement d’une révolution des systèmes de captation par exemple? Difficile à dire. Il faut garder à l’idée qu’il s’agit d’un regard particulier donné sur une année particulière dans un pays (et une culture) particulière et qu’il ne peut être représentatif d’une création audiovisuelle globale. En revanche, que ce soit en France ou aux Etats-Unis, l’économie sur le système de captation semble n’être jamais une réalité. N’en déplaise à certains, ce n’est pas le rapport prix/performance qui va guider le choix, mais bien la signature d’image, la fiabilité, et la cohérence plastique. De même il semblerait que la pellicule garde encore de beaux jours devant elle, pour ses veloutés particuliers, qui attire encore les faveurs des réalisateurs. Et ce pour des raisons qui semblent de toutes évidences tenir beaucoup plus d’un choix plastique que d’un caprice luxueux.

On prend cette liste comme on le veut. Il est évident que les films présentés ici sont tous bénéficiaires de moyens conséquents. Il serait intéressant de se pencher sur le style documentaire (peut-être y trouverait-on l’AMIRA? la seule ARRI numérique absente du palmarès). Ou bien sur le court-métrage qui regorgerait d’informations intéressantes pour les vidéastes aux moyens limités. Je vous encourage donc si vous possédez des infos à me les faire suivre! J’en serais friand! Enfin côté français, on aime pas trop communiquer sur la technique dirait-on, puisqu’il fut impossible de récolter quoique ce soit sur La Famille Bélier ou Eastern Boys, ou de connaître ne serait-ce qu’un logiciel de montage utilisé. Donc encore une fois, pour m’éviter d’appeler chaque société de production une par une, (le RSI prend déjà tout mon temps), si vous avez des infos, je prends!

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2 Comments »

    • Alors ce n’est pas tout à fait exact. Sur certains films la mention D-Cinema n’est pas complétée justement à cause d’un flou qui existe sur le mastering DCP. Seul Unbroken présentait clairement la production d’un support de diffusion 4K, pour d’autres quand ce n’est pas précisé, cela reste de l’ordre du possible. Mais il est intéressant effectivement que dans les catégories reines, le 4K n’est pas systématique. Dans les catégories techniques telles que les VFX, on retrouvera plus facilement cette résolution.

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