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L’ARRI AMIRA : l’ARRI tout-en-un pour ton docu.

En voilà une qu’on ne voyait pas venir. Si on savait qu’ARRI planchait sur de nouvelles cameras, personne n’aurait imaginé qu’ils puissent dévoiler lors de l’IBC un nouveau modèle. D’une part parce que la gamme ALEXA ne semblait pas devoir être complétée, tout au mieux améliorée. D’autre part parce que rêver d’une ARRI à bas prix aux capacités moindres relève un peu de l’utopie.

Capture d’écran 2013-09-14 à 22.37.59

Et pourtant, il restait un petit créneau dans lequel s’engouffrer. En présentant une caméra optimisée pour une manipulation par un seul technicien, ARRI et sa dernière née, l’AMIRA fait du pied aux documentaristes et journalistes reporters exigeants. Sa conception à épaulière intégrée en fait un outil Pick & Shoot (qui d’ailleurs est le slogan de la caméra) redoutable. En résumé, voici une caméra facile à manier, qui possède tout ce qu’il vous faut à portée de doigts, pour produire une image de la plus haute qualité possible.

Parce qu’en terme de qualité d’image, ARRI n’a pas baclé l’AMIRA puisque cette dernière reprend en général les qualités qui ont forgé le succès de l’ALEXA. Dotée du même capteur 35mm que l’ALEXA, dotée de 14 stops de dynamique, d’une sensibilité allant de 160ISO à 3200ISO avec une sensibilité native de 800ISO, l’AMIRA permettra un enregistrement en ProRes sur les nouvelles Cartes CFast 2.0. Ces nouvelles cartes (dont je vous parlerais dans un article prochain) permettent un stockage relativement peu couteux pour peu d’encombrement et des vitesses d’écriture permettant l’enregistrement d’un signal 4K. Côté cadences d’images, l’AMIRA proposera l’ensemble des cadences proposées par l’ALEXA, et ira même au delà puisqu’il vous sera possible de pousser jusqu’à 200fps (contre 120 pour une ALEXA XT), et de disposer d’enregistrement entrelacés cadencés à 59,94i et 50i. Enfin la caméra enregistrera en REC709 ou en Log-C et supportera la prévisualisations des LUT 3D, qu’elles soient créées par l’intermédiaire du générateur de LUT ARRI ou bien d’un logiciel tiers.

Côté Hardware, la caméra a été optimisée pour une utilisation en solo. L’ensemble des contrôles est à portée de doigt pour un opérateur solitaire. Et comme on a pas finit de prendre soin de notre cadreur, celui-ci pourra profiter, au travers de son oeilleton d’un retour OLED 1280×1024, ou bien d’un panneau LCD orientable de 3,2″, conçu pour supporter des tournages en haute luminosité. Pour continuer à chouchouter notre cadreur, les commandes sont largement personnalisables. Il va sans dire que vous retrouverez des sélections de modes pour les Balances des Blancs, l’application des LUT directement sur le corps de la caméra, ainsi que des filtres de Neutre de Densité 0.6, 1.2 et 2.1 accessibles du bout des doigts. La caméra peut enregistrer jusqu’à 4 canaux audio 24 bit à 48kHz au travers de trois prises XLR, dont deux 3 broches (Mic, Line, Phantom et AES3) et une 5 broches (stereo/mono mic, Line, Phantom Power). La poignée et l’épaulière de la caméra sont modulables pour s’adapter à votre confort et équilibrer au mieux la caméra en fonction de l’optique utilisée.

Niveau optiques, on retrouve la même versatilité que l’ensemble des caméras ARRI. Les optiques couvertes vont des standards PL aux optiques EF en passant par les optiques BA 2/3″. À noter qu’un connecteur 12 broches est présent pour le contrôle d’optiques motorisées comme le Fujinon Cabrio. Ainsi outre de bénéficier d’un zoom motorisé, vous pourrez déclencher l’enregistrement, et forcer la caméra à régler l’iris automatiquement directement depuis le grip de l’objectif.

Si ça ne vous suffit pas, l’AMIRA pousse même le vice jusqu’à intégrer un module WiFi pour une prise de contrôle à distance.

Après cette débauche de chiffres. Que dire? L’AMIRA est une camera extrêmement bien pensée : une qualité d’image sans compromis, avec une ergonomie à priori parfaite. Quand je vous parle d’ergonomie, de réglages de caméras que l’on ne retrouve pas dans les DSLR, en voici l’exemple parfait. Sans 36000 câbles pour accessoiriser un boîtier photo et pallier à ses limitations, voilà une camera qui condense tout ce dont on peut rêver. Evidemment elle n’enregistre pas en 4K, ni en RAW. Mais le 2K ProRes 4:4:4 avec 14 stops de dynamique avec le Log-C et la qualité légendaire ARRI est à mon avis plus que grandement suffisant pour satisfaire des esprits très exigeants.

ARRI présente cette caméra comme une caméra documentaire ou de reportage. Je pense aussi qu’elle peut faire une précieuse alliée pour des tournages de fiction à budget un peu moindre aux conditions de tournages particulières. Si le prix de l’AMIRA est annoncé comme étant bien inférieur à une ALEXA, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle soit abordable. C’est évidemment plus une caméra de location, et si vous avez un peu de budget pour votre projet, l’AMIRA sera une excellente alliée à ne pas en douter. La caméra est attendue pour la mi-2014.

En tout cas si vous n’aviez pas saisi, moi, j’en suis plutôt amoureux. Victime de l’effet d’annonce? Possible.

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